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  • Sophie Morel

Le Blues De L'Hiver : Que Faire Pour Mieux Le Gérer ?

Vous êtes d’un naturel enjoué, rayonnant ? Pourtant dès l’approche du froid et des jours qui se raccourcissent, vous peinez à retrouver cet entrain qui vous caractérise tant ? Pas de panique, il se peut que ce soit le blues de l’hiver, qui est un trouble affectif saisonnier (TAS). Il touche la plupart du temps les femmes, dans les trois quarts des cas. On dit souvent que le sourire tend à s’effacer avec le froid qui arrive, et ce n’est pas tout à fait un mythe. Mais comment gérer ce blues de l’hiver ?

C’est connu que pendant l’hiver, la lumière du soleil est moins présente : la nuit tombe plus tôt et il ne fait jour que très tard. Et dans certaines parties du globe, les hivers sont très rudes, on a l’impression que ça n’en finit pas, qu’on est plongés dans une nuit perpétuelle. En manquant de lumière, nous avons tendance à produire plus de mélatonine. Cette dernière est une hormone que notre corps synthétise au naturel. Elle nous aide à trouver le sommeil et à faciliter l’endormissement. Une théorie dirait que la lumière repousserait cette création de la mélatonine et nous maintiendrait donc éveillé. Donc forcément, en hiver, comme la lumière vient à manquer et que l’humain reste une créature diurne, cela peut tromper le cerveau et de fait, l’inciter à faire plus de mélatonine.

La production accrue de mélatonine rend évidemment plus léthargique et c’est souvent pour cela que nous sommes très fatigués pendant cette période. On a envie de dormir plus longtemps (peut-être parce qu’on n’hiberne pas), on ne se sent vraiment pas en forme. On a également tendance à se sentir un peu plus triste voire déprimé, comme le temps dehors. On se sent vraiment impuissant. Cela provoque donc une baisse d’estime de soi, une frustration qui se transforme souvent en irritabilité. On a également envie de manger plus, surtout ce qui est gras et sucré. On prend du poids (de manière qui n'est pas très saine), puis on finit par culpabiliser, en se disant qu’on n’aurait pas dû craquer. Bref, une morosité ambiante est facilement repérable.

Pensez tout d’abord à sortir. Ce n’est pas parce qu’il fait froid dehors, qu’il faut bouder l’extérieur ! En effet, profitez de la lumière quand celle-ci est là. Cela vous fera du bien, la vitamine D. Cette dernière apporte un renforcement musculaire et réduit les risques de fracture. Mais elle aide aussi à lutter contre la dépression, et quoi de mieux pour lutter contre le blues de l’hiver ? Restez donc actif, afin de ne pas vous enfoncer dans une routine qui pourrait nuire à votre santé. Et surtout, consultez votre médecin si vous en ressentez le besoin. Lui pourra vous conseiller au mieux : on ne plaisante pas avec la santé.


N’oubliez pas de consommer des fruits et des légumes, c’est bon pour la santé et le moral. Ne vous affamez pas et faites-vous plaisir, mais attention tout de même à l'excès. Oui, on le sait : le chocolat chaud, avec le plaid autour de soi en regardant sa série préférée est un incontourbale avec le temps qu'il fait dehors !


S’en aller au soleil peut paraître une idée sympathique et réconfortante pour la personne qui le peut au premier abord. Cette pause vous fera un bien fou sur le moment : vous allez profiter de l’instant présent, mais qu’en sera-t-il lorsque vous reviendrez des terres ensoleillées, pour retrouver votre lieu de résidence où il fait tout gris, où le vent souffle fort et que la pluie vous exaspère ? En fait, ce retour à la réalité peut parfois s’avérer pire pour les vacanciers qui se sont réfugiés ailleurs afin d’échapper au temps morose de l’hiver. Encore une fois, cela dépend de chacun, car nous réagissons différemment : si vous pensez que vous avez les moyens et que vous ne vous déprimerez pas à l’idée de revenir (et ça nous arrive à tous de ne pas vouloir retourner chez soi), allez-y !

Vous ne pouvez pas vous échapper en vacances, sous les cocotiers et le superbe soleil des plages... mais vous pouvez toujours vous imaginer là-bas ! Enfin, si c'est le genre d'endroit qui vous plaît, bien sûr. Le but de la projection mentale en sophrologie consiste à nous représenter dans un souvenir heureux, ou un cadre qui nous satisfait pleinement. En se concentrant sur les détails du décor imaginaire qui vous entoure, vous êtes maître de vos propres décisions.


Installez-vous sur une chaise ou un sofa : fermez les yeux et imaginez là où vous souhaiteriez être. Une plage ensoleillée ? Des prairies baignées par un soleil doux ? Concentrez-vous aussi sur ce que vous ressentez : joie, plénitude, sérénité… vous définissez votre propre définition du bonheur et du bien-être. Qu’est-ce que vous aimeriez y faire ? Seriez-vous seul ?


Prenez vraiment le temps de faire cet exercice lorsque vous voulez vous évader. Choisissez un lieu calme et confortable de préférence : cela vous aidera à rester concentré sur votre imagination. N’hésitez pas non plus à répéter cet exercice autant de fois que vous le souhaitez : en effet, en le faisant de manière régulière, vous allez conserver ce bien-être, qui se transformera avec le temps en mieux-être, qui est un des objectifs premiers de la sophrologie.


Lorsque vous souhaitez finir votre exercice de projection mentale, bougez lentement vos doigts et orteils, puis remontez doucement avec mains, pieds, poignets, chevilles puis bras et jambes. Ensuite, vous pouvez ouvrir tranquillement les yeux. N’hésitez pas à vous rappeler de ce que vous avez ressenti lors de votre petite séance et à le noter si vous le souhaitez.



Enfin, acceptez que l’hiver fasse partie de la nature : c’est quelque chose qui se passe chaque année, et nous ne pouvons rien y faire. C’est effectivement inévitable, mais grâce à toutes ces petites astuces, vous pourrez mieux vivre le blues de l’hiver. N’hésitez pas à consulter votre médecin, son avis vous sera précieux. Et puis il n’y a aucun mal à se sentir plus morose et déprimé : cela arrive à tout le monde !



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