Rechercher
  • Sophie Morel

La Sophrologie Et Le Sport De Haut Niveau

Dernière mise à jour : 10 nov. 2020

Saviez-vous que les sportifs de haut niveau ont recours à la sophrologie ?


Le sport même s’il peut aider à combattre le stress, met néanmoins une certaine pression quand on le pratique dans un cadre professionnel. En effet, lors des compétitions, les athlètes sont soumis à un stress immense : peur d’échouer, de se blesser, de décevoir ses proches ou son entraîneur… En somme, des angoisses rationnelles. L’estime de soi est souvent remise en cause : dans le milieu de la compétition, le champion représente un idéal qui n’a aucune faille. Hors, on oublie souvent que derrière cette personne qu’on adule tant au point de la déshumaniser, elle a toujours ses limites. Pour de nombreux sportifs, cette dualité peut devenir insoutenable si ceux-ci décident de l’ignorer ou de la négliger. C’est là que la sophrologie entre en jeu.

Ce qu’on oublie souvent, c’est que le sport de haut niveau demande des compétences qui sont largement influencées par l’esprit. En effet, bien que le sport haut niveau requiert des performances physiques très exigeantes, la force mentale est également un paramètre qui est requis chez les pratiquants. Le compétitif est un monde à part : non seulement on attend de l’athlète qu’il soit le meilleur, et non pas juste un participant. On leur met une pression accablante, et souvent, ce stress est indirectement rejeté sur les personnes de son entourage.


La sophrologie sert de préparation mentale. On apprend à gérer ses émotions : stress, peur… Elle aide à se recentrer sur soi-même pour que le sportif donne son maximum sans regret. Mais ce n’est pas tout ! Il arrive également à lâcher prise et prendre du recul, à appréhender les échecs. Même si ces derniers ne sont jamais agréables, ils sont souvent formateurs et peuvent faire remonter à la surface un mal-être profond. De plus, le sportif apprend à connaître et reconnaître ses limites : il reste humain avant tout.


Les exercices de projection et de visualisation permettent de relativiser tout en associant le passé, le présent et le futur. Cela permet à l’athlète de mieux appréhender la compétition et de se motiver.


La sophrologie a incorporé en son sein le training autogène de Schultz. L’athlète prononce des phrases d'autosuggestion qui vont conditionner son état mental pour mieux se préparer à la compétition. Elle sont également employées lors des phases de récupération, qui sont très importantes pour ne pas provoquer de blessures supplémentaires.


En plus du training autogène, la sophrologie a incorporé la méthode Jacobson dans sa discipline. Le fait de contracter et décontracter certains muscles. Cela provoque une détente des nerfs.

Le sportif aura le choix de participer à des séances de sophrologie individuelles ou en groupe. Pour les sports collectifs, pourquoi ne pas suivre des ateliers avec toute son équipe ? En effet, grâce à la sophrologie en groupe, tout le monde pourra renforcer son esprit d’équipe et ainsi avoir une meilleure coordination lors des matchs ? C’est un point intéressant à étudier. Lors de ces séances, chaque membre pourra faire part de ses craintes, ses attentes. Personne n’est jugé et peut s’exprimer librement.


Il faut que les participants choisissent d’eux-mêmes d’assister à ces ateliers de sophrologie. Les forcer ne servira à rien, à part à les braquer... Ce n’est pas sorcier, mais lorsqu’on est enclin à faire quelque chose, on le réalisera mieux, plutôt que quelque chose qui nous a été imposé. Surtout que le but premier de la sophrologie est de développer son mieux-être, pour qu’il soit durable. Cela nécessite donc la bonne volonté de la personne, une envie d’évoluer et de s’ouvrir à soi et aux autres.




La sophrologie prépare mentalement le sportif pour la compétition. Comme la pression est énorme et de fait, nombre d’athlètes y ont recours, car le mental influence largement nos capacités physiques. Nous avons tendance à l’oublier. Les sportifs de haut niveau restent humains malgré tout qui ont également leurs limites. Un athlète sophronisant apprend donc à les connaître et les accepter, car elles font parti de lui. Pas dans le sens de “Je m’y résigne, c’est comme ça, peu importe”, mais les reconnaître permet de parfois les combattre pour les repousser dans un contexte raisonnable


Enfin, si vous n’êtes pas concerné par cette catégorie, sachez que la sophrologie reste tout de même une formidable alliée pour ceux qui pratiquent une activité physique régulière, ou pour ceux qui souhaitent s’y mettre ; autant pour des raisons médicales ou par pur plaisir.


46 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout