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  • Sophie Morel

La Sophrologie Caycédienne : Qu’est-ce Que C’est ?

Dernière mise à jour : 10 nov. 2020

Plusieurs écoles de sophrologie existent maintenant. Elles ont toutes un nom différent, et il est parfois difficile de faire la différence. Néanmoins, l’une d’entre elles revient le plus souvent : la sophrologie caycédienne. Normal, me direz-vous, puisqu’il s’agit de la sophrologie authentique, créée par Alfonso Caycedo. Mais qu’a-t-elle de particulier par rapport aux autres écoles de sophrologie ?

Né en 1932 à Bogota, en Colombie et mort à Barcelone en 2017, Alfonso Caycedo réalise ses études supérieures en Espagne. Il y obtient son diplôme de médecin chirurgien. Intéressé par les travaux de Viktor Frankl, un professeur en psychiatrie et neurologie, et de Juan José Lopez Ibor, un psychiatre espagnol, il décide de se spécialiser dans ces domaines.


Ayant été témoin de nombreux états modifiés de conscience (comme les pathologies mentales ou neurologiques) de ses patients, Alfonso Caycedo décide de chercher des solutions plus douces. En effet, il est à noter qu’à l’époque, les méthodes étaient assez violentes... Il se tourne alors vers l’hypnose.


Il commence par créer une unité à l’hôpital où il travaille : il invente alors le terme de "sophrologie". Ce néologisme composé de 3 termes grecs : "sos", "phren” et "logos”, qui signifient "étude de l’esprit harmonieux". Au fil des années et de ces voyages, Alfonso Caycedo s’imprègne de diverses méthodes réputée pour apporter sérénité et harmonie.


En effet, en plus de l’hypnose, Alfonso Caycedo s’intéresse à de nombreuses disciplines (occidentales et orientales) lors de ses voyages, et les intègre par la suite dans la sophrologie :

  • les techniques de relaxation (notamment celles de Jacobson) ;

  • la phénoménologie ;

  • le yoga ;

  • les méditations tibétaines ;

  • le zen.


C’est grâce à la combinaison de tous ces savoirs, que le professeur Alfonso Caycedo a pu développer une méthode efficace qui agit en tant que médecine douce et développement de soi.


portrait d'Alphonso Caycedo, père de la sophrologie
Alfonso Caycedo, créateur de la sophrologie

La sophrologie caycédienne a largement été influencée par les philosophes grecs. Mais s’il y bien une a figure philosophique qui est dominante dans la sophrologie caycédienne, c’est celle de Platon. En effet, c’est lui qui utilisa le mot "sophrosune" pour désigner quelque chose amenant la détente, une paix intérieure et une relaxation. Ce terme, traduit littéralement, signifie “tempérance”. La sophrologie caycédienne se base surtout sur l’allégorie de la Caverne de Platon.


Selon lui, nous avons trois possibilités :

  • Sortir de cette fameuse caverne, afin d’améliorer notre vie en trouvant l’harmonie. Nous atteignons une nouvelle conscience du monde, et par ce fait, nous découvrons de nouvelles choses qui contribueront à notre mieux-être.


  • Rester dans notre caverne, car la vie que nous menons nous convient parfaitement, et que nous ne voulons rien changer. Cela peut aussi démontrer une peur de changer nos habitudes, de briser la routine, et de sortir de notre confort. En restant dans notre caverne, nous vivons dans “l’illusion”.


  • Nous engouffrer dans la caverne, qui est une métaphore pour désigner un mal-être profond, comme la dépression, la maladie, le burn-out.


La première option correspond donc à l’esprit-même de la sophrologie caycédienne. On accepte les choses comme elles viennent, on apprend à lâcher prise. On prend conscience de notre corps, de nos limites. Évidemment, il ne s’agit pas de se dénigrer, cela fait partie du développement personnel, l’objectif mis en avant par la sophrologie. C’est ainsi que nous accédons au mieux-être durable. Chaque exercice et séance nous permettent de nous éloigner de cette caverne dont parle Platon.



Statut de Platon, philoshophe grec qui a influencé la sophrologie caycédienne
Platon

Alfonso Caycedo met en avant le développement personnel, et non pas l’accompagnement thérapeutique. Le sophrologue ne se considère donc pas comme un thérapeute, bien que la sophrologie soit une médecine douce. De plus, aucun pré-requis en médecine, para-médecine, psychologie, psychiatrie n’est demandé pour suivre une formation de sophrologie. Il est en effet intéressant de noter que selon Natalia Caycedo, fille du fondateur de la sophrologie : "Un sophrologue reste avant tout un "égal" de celui qui fait appel à lui, un interlocuteur, un "guide" en quelque sorte et non un interprète, un analyste ou un médecin". Par ailleurs, les sophrologues parlent de “clients” et non de "patients".


Un praticien est considéré comme "caycédien" s’il a réalisé sa formation dans une école appartenant à la fondation Caycedo®. Sofrocay® est l’académie internationale de sophrologie caycédienne et se situe en Andorre.



Vous en savez maintenant plus sur les particularités de la sophrologie caycédienne. Il ne s’agit donc pas d’une définition de la sophrologie, mais plus de son histoire. N’hésitez pas à parler de vos expériences avec la sophrologie caycédienne en commentaires.

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